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 Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.

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Thierry
Artiste torturé isolé à Dunwich
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Folie grandissante : 315
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MessageSujet: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Sam 12 Nov 2016 - 9:48

J'ai passé la scénario en solo hier soir dans l'optique d'une campagne. Je vais essayer de raconter les événements à ma manière (si j'ai le temps et si cela vous plaît).
Je pense faire un post par tour (il m'en a fallu 9) plus un prologue et peut être un épilogue.

Allons-y pour le prologue.



    De toutes les pièces de la maison familiale d'Agnès, aucune n'était aussi étonnante que la salle d'étude du premier étage. La jeune femme avait hérité de l'ancestrale demeure et l'avait réaménagée avec ses modestes moyens de serveuse : la cuisine était fonctionnelle et gaie, le salon aurait souffert la comparaison avec celui de n'importe quelle ménagère bourgeoise au sud de la rivière Miskatonic et Agnès trouvait même le temps de passer un coup de balai hebdomadaire dans le grenier bien rangé et dans la cave exempte de toiles d'araignées. Aujourd'hui encore, elle avait ramené un bouquet qu'elle avait soigneusement disposé dans le vase en porcelaine blanche du vestibule. Mais elle n'avait pratiquement rien changé dans l'étude : le mobilier datait du siècle précédent et le lourd meuble qui occupait tout le mur nord débordait littéralement de livres aux pages cornées et aux couvertures épaisses incrustées de titres à peine visibles. Agnès ne s'avouait pas les raisons pour lesquelles elle ne revendait pas ces ouvrages, pas plus qu'elle ne s'expliquait les nombreuses nuits, depuis son treizième anniversaire, durant lesquelles elle s'était réveillée, assise au bureau d'acajou à l'unique lueur diffuse des becs de gaz de la rue. Elle était invariablement glacée ou fiévreuse et elle sentait sous ses doigts les pages ouvertes d'un livre dont elle aurait juré qu'il palpitait. Elle retournait alors dans sa chambre et se couchait en frissonnant. Du moins savait-elle qu'elle ne rêverait pas, cette nuit-là, de choses qu'elle ne pouvait pas connaître.
    Pourtant, depuis quelques jours, l'austère pièce accueillait des éléments modernes que la vieille pendule, arrêtée depuis la mort du père d'Agnès en 1904, semblait considérer avec dédain : des journaux en lambeaux, des photographies, un pot de colle, un grand album blanc dans lequel la jeune femme avait collé plusieurs articles avec un soin scolaire presque attendrissant. Le sujet, pourtant, ne prêtait pas à sourire : des disparitions, des meurtres sanglants, des découvertes macabres dans les bois proches...tous les faits-divers qui agitaient la tranquillité de la cité depuis plusieurs semaines. Au début, Agnès n'y avait pas pris particulièrement garde : elle avait assez de ses propres problèmes. Mais quand Angus Malloy, un des habitués du Glenn's où elle travaillait, eut disparu à son tour, et qu'on eut retrouvé en partie son corps à l'écart d'un sentier dans la forêt, elle se mit à accumuler les informations et à les classer dans son grand album.
    Ce soir-là, elle se livrait donc à cette singulière activité dans l'étude. Elle ne savait pourquoi, mais il lui semblait qu'elle réfléchissait mieux dans cette pièce qu'à tout autre endroit. Elle colla précautionneusement un nouvel article, se versa une tasse de café en soupirant...et elle entendit le son grave de la pendule qui sonnait.
    La tasse lui échappa des mains et heurta le tapis avec un son sourd. Il sembla à Agnès que la pièce se mettait à tourner et elle s'accrocha frénétiquement au bord du bureau pour ne pas tomber tandis que la pendule, arrêtée depuis vingt ans, continuait à sonner de manière de plus en plus distordue. Des ombres s'échappèrent du moindre coin obscur en sifflant une langue inconnue et atroce qu'Agnès ne voulait pas comprendre et les angles de la pièce se déformèrent dans des positions impossibles, inhumaines.
    Elle hurla un mot qu'elle ne connaissait pas dans une langue qu'elle n'avait jamais entendue.
    Tout s'arrêta instantanément.
    Eperdue, au bord de la nausée, Agnès releva les yeux. Elle vit d'abord la pendule, au balancier immobile. Et puis, juste à côté, elle vit que la porte de l'étude n'était plus là.


Dernière édition par Thierry le Ven 10 Mar 2017 - 22:16, édité 1 fois
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Lord Iron
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Sam 12 Nov 2016 - 16:23

C'est un excellent début , quel talent
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Rheidh
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Sam 12 Nov 2016 - 16:57

cheers
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Sam 12 Nov 2016 - 17:38

Tour 1.
Main de départ:
- Connaissances interdites.
- "Regardez ce que j'ai trouvé!"
- Manteau de cuir.
- Couteau.
- Lampe.

Actions du tour:
1- Pose de connaissance interdite (je n'y fais pas allusion dans le texte car je ne m'en suis pas servi).
2- Pose du manteau de cuir.
3- Enquête sans bonus. Echec de 1. "Regardez ce que j'ai trouvé". Récupération des deux indices.
Passage à l'acte 2.
Pioche: chat errant.



« Ce n'est pas possible, je fais encore un cauchemar... ».
Nauséeuse, Agnès tituba jusqu'au cadre encore visible mais entre les planches de chêne, le plâtre humide et écaillé ne se détacha sous ses ongles que pour révéler de la pierre massive et inerte. Elle frappa des deux poings en hurlant mais ne réussit qu'à déchirer la peau de ses phalanges sur des arêtes vives. La douleur lui fit prendre conscience qu'elle ne dormait pas. Elle se retourna, appuya son dos contre la pierre, regarda autour d'elle.
Les murs semblaient onduler, comme si les épaisses planches étaient poussées par une force hideuse ou comme s'ils étaient devenus vivants. L'image d'un reptile qui mue s'imposa à son esprit : c'était cela que sa maison était en train de faire, elle muait et cherchait à se dégager de son ancienne peau. Agnès entendit une mélopée étrange et impie qui montait du rez-de-chaussée et des bruits...des bruits affolants. Quelque chose fouissait, creusait, cherchait sa route avec un appétit féroce, une faim pour laquelle elle ne serait qu'un apéritif, un de ces amuse-gueules qu'elle servait aux clients chaque jour.
« Je dois sortir ! »
Fébrilement, elle revint au bureau. Elle fourra dans sa poche une lampe-torche et, après une courte hésitation, les longs ciseaux de couture qu'elle utilisait pour ses travaux de découpage. Comme elle frissonnait, elle se vêtit rapidement de son long manteau de cuir. Le poids du vêtement, sa confortable et familière réalité, la rassurèrent un peu. Une force s'élevait en elle, une volonté qu'elle ne se connaissait pas au quotidien et c'est presque avec méthode qu'elle commença à faire le tour de la pièce. Elle ne trouva rien. La fenêtre était bloquée et quand bien même elle eut réussi à la forcer, la pierre qui était visible à travers les carreaux semblait aussi compacte et hostile que celle qui avait remplacé la porte. Pas d'issue...
L'affolement la gagnait à nouveau. Elle avait la certitude profonde que s'attarder ici serait mortel, mais elle ne pouvait pourtant creuser à travers les murs ! En reculant, elle leva les yeux vers le plafond : peut-être que...
Elle poussa un cri quand quelque chose heurta sa cheville et la fit trébucher sur le tapis. Elle recula avec précipitation sur les fesses jusqu'à heurter la bibliothèque assez violemment pour que quelques livres lui dégringolent sur la tête, ce qui ne fit qu'amplifier sa panique. Il lui fallut une bonne minute pour reprendre son souffle et constater qu'elle avait simplement heurté un objet qui faisait bosse sous le tapis.
D'une main tremblante, elle souleva l'épais tissu et vit la poignée d'une porte, ainsi que la porte qui allait avec. Une porte dans son plancher. Une porte qui était dans son mur encore une heure auparavant. Elle tourna la poignée en tendant son bras d'aussi loin qu'elle le pouvait. La porte s'ouvrit aussitôt vers le bas et une bouffée d'odeurs nauséabondes surgit dans la pièce. Agnès détourna la tête puis se laissa glisser, les jambes en avant, par l'ouverture.
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Sam 12 Nov 2016 - 19:00

Tour 2 (sous-titré "j'ai vraiment pas envie de corriger mes copies")

Renforcement: nuée de rats.

Actions du tour:
1- Combat contre les rats. Echec.
2- Combat contre les rats. Succès.
3- Pioche: Lumière aveuglante.
Pioche: Couteau.


Elle s'attendait à heurter le plancher avec une certaine violence mais ses pieds s'enfoncèrent dans de la terre meuble. Pendant un instant, elle eut l'impression que le sol allait l'avaler tout entière et elle se démena frénétiquement pour s'en extirper. Ses mains agrippèrent des racines noueuses qui couraient le long des murs et poussaient leurs vrilles noires jusqu'aux solives du plafond. Leur contact était révoltant, elles semblaient gluantes d'un liquide épais qui dégouttait sur le sol de terre, l'imbibait et lui donnait cette qualité spongieuse qui avait tant affolé la jeune femme. Agnès s'arracha au sol dans un bruit de succion immonde et prit appui sur la première marche de son escalier. Son premier regard fut pour la porte de sortie mais elle constata avec désespoir qu'elle avait subi le même sort que celle de l'étude. Celle du salon était béante et dégondée comme si on l'avait ouverte avec une grande violence mais elle ne laissait voir qu'une barrière brillant d'une sombre lueur et la chaleur qu'elle dégageait était sensible jusqu'à l'endroit où se tenait Agnès. Elle se pencha, surmonta son dégoût et prit une poignée de terre qu'elle lança vers l'ouverture. Elle la vit avec effroi siffler et se consumer dans un jet de vapeur en ne laissant qu'une pincée de poudre grisâtre. Où aller maintenant ?
Un léger grattement près de son oreille la fit sursauter. Le plâtre de la cage d'escalier se lézardait doucement puis une plaque entière se détacha, la forçant à monter de deux marches, en même temps que des couinements furieux et affamés se faisaient entendre. Des rats énormes surgirent du mur, se regroupèrent en un instant et tournèrent leurs yeux malveillants vers elle. Il firent un mouvement vers elle comme si une seule pensée guidait tout le groupe. Agnès recula d'une marche supplémentaire. Sa main saisit le petit guéridon sur lequel elle posait le vase de porcelaine. Ce dernier tomba au sol et se brisa ; les fleurs achetées le jour même étaient flétries et pourries. Les rats avancèrent encore...
« Sales bêtes... »
Elle détestait les rats. Quand elle en trouvait un dans son arrière-cuisine ou dans la réserve, elle l'assommait à coups de balai et le jetait aux chats errants de la ruelle. Elle leva le guéridon au-dessus de sa tête et frappa dans la masse. Ils se montrèrent étonnamment véloces mais elle ne les laissa pas en paix jusqu'à ce que les derniers survivants prennent la fuite par où ils étaient venus. Agnès resta seule, essoufflée, au milieu des petites charognes brisées et écrasées. Elle se laissa aller contre le mur ; du petit meuble, il ne restait qu'un pied fendu, comme une longue écharde. Elle le glissa dans la ceinture de son tablier, froidement. Ce moment de colère lui avait fait du bien. Quelque chose de neuf, de dur, d'ancien s'était éveillé en elle. Quelqu'un plutôt. Quelqu'un qui n'était pas content...
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Sam 12 Nov 2016 - 22:12

Tour 3

Renforcement: Goule affamée.

Actions du tour:
1- Lumière aveuglante. Evasion et 1 dégât à la goule.
2- Soutien: couteau.
3- Déplacement vers le grenier.
Pioche: patte de lapin.


...mais en colère ou pas, Agnès était toujours confrontée au même problème : où aller maintenant ? Il lui semblait distinguer une ouverture sombre en contrebas, là où se trouvait autrefois la porte de la cave. C'était un boyau creusé dans la terre, on y distinguait encore quelques marches toutes de guingois et qui semblaient couvertes de givre ; les racines noires se refusaient à y descendre et en dessinaient le contour. Peut-être pourrait-elle puiser dans la citerne d'eau pour abattre la barrière du salon ? Elle s'apprêtait déjà à descendre lorsqu'elle la vit.
Elle était humanoïde mais elle se déplaçait de manière grotesque, un peu comme ces grands singes qu'elle avait vus quelquefois au cirque : ses épaules musculeuses ondulaient et sa tête se balançait en silence, émettant un léger reniflement. Elle fit un brusque saut, qui faillit arracher un cri de terreur à Agnès, et se retrouva au pied des escaliers. Son profil était bestial et la lueur sombre de la barrière magique se refléta brièvement sur des crocs disproportionnés.
Agnès se rencogna dans le coin du palier. Elle ne se souvenait pas, même dans ses pires cauchemars, avoir jamais éprouvé une telle terreur. Elle ferma les yeux aussi fort qu'elle le put mais elle ne put éviter d'entendre le bruit des griffes qui cliquetaient sur le bois des marches et qui avançait vers elle, ni l'odeur pestilentielle de charogne. Elle se mit à gémir et à pleurer...
...et puis ce fut comme quand elle se réveillait dans l'étude, au milieu de la nuit, sans savoir ce qu'elle y faisait. Il y eut un grand éclair de lumière et un cri bestial et perçant de douleur étonnée, une dégringolade de griffes et de chair sur les marches. Agnès était debout, dressée même, la main tendue en avant et douloureuse comme si la peau des doigts avait été arrachée. Elle distingua la créature qui se réfugiait dans l'ombre la plus éloignée et son grondement parvenait jusqu'à elle, encore de douleur mais déjà teinté de rage et de désir de déchirer. La jeune femme tourna les talons en serrant sa main contre sa poitrine et se précipita à l'étage jusqu'à la porte du grenier qu'elle ouvrit brutalement avant de la rabattre de même. Elle se retourna, arracha le pied aiguisé de son tablier et le brandit devant elle.
L'odeur de décomposition lui sauta immédiatement au visage. La lueur de la lune entrait à plein par la haute lucarne et illuminait la carcasse sanglante d'une bête difforme, qui n'était pas de ce monde, pendue à un croc de boucher. Elle se balançait lentement et son sang gouttait, avec une régularité de clepsydre, dans le petit tonneau qui servait à stocker les pommes à l'automne. La carne pivota sur elle-même et Agnès vit que sa face avait été arrachée.
Elle hurla sans pouvoir s'arrêter...

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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Sam 12 Nov 2016 - 22:41

Tour 4

Renforcement: voix dissonantes.

Actions du tour:
1- enquêter: succès.
2- enquêter: échec.
3- enquêter: succès.
Pioche: flétrissement (ça va chier...)



Un brusque soubresaut de la maison la sortit de l'état de choc dans lequel ce spectacle macabre l'avait projetée. Elle entendit le bois craquer et vit nettement la vieille charpente vaciller comme les mâts d'un navire par gros temps. Un cri monta du vestibule et sa sauvagerie ne laissait aucun doute sur son origine mais ce n'était rien à côté des multiples échos qui lui répondirent. Ils étaient étouffés, comme s'ils provenaient de loin sous la terre, et pourtant leur menace était tangible. D'autres créatures allaient venir.
Fébrilement, Agnès sortit la lampe-torche de sa poche mais elle lui échappa des mains. Le sol s'entrouvrit à ses pieds et la lampe fut avalée. Les lattes du plancher se refermèrent avec un claquement sec sous le regard stupéfait de la jeune femme. Elle voulut taper du pied en un mouvement de révolte mais se ravisa : si elle était avalée à son tour ? Elle s'écarta prudemment du pas de porte et c'est alors que les voix l'assaillirent.
Au début, ce n'était qu'un murmure mais il s'amplifia rapidement et devint une cacophonie dissonante si gênante qu'Agnès voulut se boucher les oreilles. Cela ne changeait rien : les voix étaient dans sa tête et tiraillaient son esprit. Elles n'avaient aucun sens mais on ne pouvait s'empêcher d'essayer d'en trouver un et l'esprit se perdait dans ces paroles cryptiques et malfaisantes. Sans même s'en rendre compte, la jeune femme s'égara jusqu'au centre du grenier en voulant leur échapper et heurta le tonneau qui chuta lourdement au sol et roula doucement vers la porte. Agnès heurta la charogne et s'en écarta aussitôt avec un haut-le-cœur, sans ôter pour autant les mains de ses oreilles. Elle comprenait confusément qu'elle ne pouvait rester ici mais elle savait aussi que la créature l'attendait en bas et il était au-dessus de ses forces de retourner affronter une telle terreur. Pas tant que les voix la tortureraient en tout cas.
Elle s'accroupit sur le sol, posa son front sur les genoux, se balança doucement. Elle essaya de penser à l'été, au soleil sur la rivière, aux pommes rouges qu'elle épluchait pour faire les tartes au Glenn's. On les réclamait dans tout le quartier...
Peu à peu, les voix s'éloignèrent. Les souvenirs simples les avaient chassées. Les souvenirs et une autre voix acérée qui murmurait dans l'esprit de la jeune femme :
« Il est temps de prendre les choses en main, petite. »
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Dim 13 Nov 2016 - 18:16

Tour 5

Renforcement: Paralysé par la peur.

Actions du tour:
1- Soutien: flétrissement.
2- Ressource.
3- Pioche: Héritage d'Hyperborée.
Pioche: courage inattendu.


La voix contenait un rien de cruauté mais ce n'est pas ce qui glaça Agnès de peur : elle l'avait reconnue comme étant la sienne et elle avait nettement senti une présence indescriptible se glisser dans ses pensées. S'installer dans ses pensées plutôt car elle y était comme chez elle, tout à fait à son aise, comme une femme ayant depuis longtemps quitté sa demeure et la retrouvant avec satisfaction, soulevant les housses des meubles, ouvrant les placards.
    « Sortez...de ma ...tête. »
    « Si tu veux la garder sur les épaules, il va falloir la partager. Et ce n'est pas une métaphore. »
    « Sortez !! »
    Une vague de terreur envahit tout son être en réponse. En un rien de temps, elle se retrouva prostrée au sol, bafouillant, luttant pour simplement garder son intégrité mentale. La sensation de brûlure au bout de ses doigts revint, s'intensifia jusqu'à atteindre un degré de douleur insupportable. Elle lutta pour reprendre pied, se redressa, grogna...
    « Bien...tu as du répondant. »
    La jeune femme sentit la terreur se relâcher un peu. Elle réussit à se remettre debout. L'autre était toujours là, mi-moqueuse, mi-attentive. Agnès se rendit compte que ses jambes l'emmenaient malgré elle jusqu'au fond du grenier, que ses mains manipulaient une cheville dans une poutre. Une ouverture apparut dans le bois ; à l'intérieur, une clé ancienne chargée de motifs changeants, reposait sur un tissu depuis longtemps réduit à l'état de lambeaux. Un cordon noir de vieux cuir s'entortillait autour de l'anneau tarabiscoté.
    « Prends-là. »
    Agnès tendit la main, referma ses doigts sur l'objet qui apaisa ses brûlures. Elle était tiède et le métal paraissait presque souple. Très volontairement, elle la mit dans sa poche, refusant la forte envie de la glisser à son cou. Une bouffée d'amusement presque rassurante la traversa :
    « Forte tête, hein ? »
    « Allez vous-en... »
    Un léger rire puis une disparition, une libération de son esprit, un dernier murmure lointain : « Je m'appelle Mary... ».
    Quand elle fut bien sûre qu'elle était à nouveau libre et maîtresse de ses actes, Agnès revint vers la porte du grenier. Près du tonneau renversé, elle ramassa le bâton acéré qu'elle avait laissé tomber sans s'en rendre compte. Les grognements de la bête lui parvenaient malgré les bruits de la maison en souffrance...mais elle ne pouvait pas être pire que l'autre. Elle mit la main sur la poignée.
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Rheidh
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Dim 13 Nov 2016 - 19:41

study Surprised
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Dim 13 Nov 2016 - 19:56

Tour 6

Renforcement: Voix dissonantes.

Actions du tour:
1- Déplacement vers le vestibule. Engagement de la goule.
2- Attaque avec défausse du couteau. Succès et mort de la goule affamée.
3- Déplacement vers la cave. 1 dégât.
Pioche: planque (le truc qui sert à rien dans ces circonstances).


L'esprit de la goule était très différent de celui des humains : les humains pensent en étoile, leurs pensées sont sollicitées en permanence dans des directions différentes, parfois contradictoires, ils ont une merveilleuse capacité à faire volte-face, à oublier, à être distraits... L'esprit de la goule était une flèche : elle, la nourriture et un trajet aussi rectiligne que possible entre les deux. Un trajet qui avait été récemment interrompu par une grande lueur et une violente douleur. À ce souvenir, elle sortit une longue langue et se lécha les yeux. Elle était trop affamée pour tirer une quelconque leçon de cette expérience ; de toute manière, la métaphysique n'était pas son fort et elle ne s'interrogea guère quand elle entendit la porte du grenier s'ouvrir : elle se précipita dans l'escalier, s'aidant de ses quatre membres pour aller plus vite.
Ça ne l'aida pas à éviter le tonneau qui déboulait...
Elle fut culbutée en arrière, dégringola, heurta les marches tout en essayant de se dépêtrer du tonneau inexorable. Il finit par rouler au-dessus d'elle et s'en alla heurter une paroi du vestibule. La créature, à demi-sonnée, se retourna vers l'escalier.
Agnès s'était ruée à la suite du tonneau, malgré les voix dissonantes qui étaient revenues, furieuses d'avoir été écartées, et son bras armé enfonça brutalement le pieu dans l'orbite de la bête. Celle-ci hurla de rage et de douleur. Agnès releva la main, frappa encore, encore, encore...jusqu'à entendre le craquement du bois. Il ne restait dans son poing tremblant qu'un inutile moignon. La créature était aussi morte que celle du grenier, et pas vraiment en meilleur état. La jeune femme détourna aussitôt le regard, essuya fortement ses mains sur son manteau, s'astreignit à en contrôler le tremblement. Les voix s'éloignèrent, comme prises de crainte...
Un courant d'air glacial la saisit soudain. Il venait clairement du boyau qui descendait vers la cave. L'idée d'entrer dans ces ténèbres alors qu'elle avait perdu sa torche ne l'enthousiasmait pas mais elle avait besoin de l'eau de la citerne pour essayer d'éteindre la barrière du salon...à supposer que cela fut possible. Elle traîna donc le tonneau jusqu'à l'entrée du passage et descendit en le poussant devant elle. Les marches visibles brillaient de givre et la température chutait si bas après les premières que les murs boueux étaient couverts d'une croûte dure. Quand elle tourna la poignée, il lui fallut s'envelopper la main dans un pan du manteau pour qu'elle ne reste pas collée au métal, et elle eut beau s'emmitoufler, le souffle glacial la traversa et la fit haleter.
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Lun 14 Nov 2016 - 21:17

Tour 7.

Renforcement: Serviteur goule.

Actions du tour:
1- Flétrissement: combattre. Succès et mort de la goule.
2- Pioche: chanceux.
3- Enquêter (+ courage inattendu + chanceux): succès.
Pioche: Sans peur.


Toute la cave n'était plus qu'une grotte de glace. Quelques rares tuyaux éclatés dépassaient à peine de l'épaisse couche qui recouvrait les murs, le sol, le plafond. Agnès renonça immédiatement à l'idée de puiser de l'eau dans la citerne : cette dernière n'était plus qu'une masse inamovible qu'il aurait fallu attaquer à la masse pour un résultat dérisoire. Oppressée par le gel, elle avança tout de même de quelques pas en baissant la tête à plusieurs endroits pour éviter les stalactites aiguës et en soufflant sur ses doigts. Un coup de pied rageur dans le bloc gelé de la citerne lui confirma l'inanité de son action. La chaleur de la barrière magique du salon ne lui paraissait plus si hostile après deux minutes passées dans cet enfer glacé. Elle se retourna pour partir au plus vite.
Une autre goule sortit de derrière une rangée de casiers, lui barrant la route. Elle était plus petite que la précédente mais tout aussi menaçante, et il n'était plus question cette fois de la prendre par surprise. Elle passa une longue langue écarlate sur ses dents démesurées, se ramassa pour bondir. Agnès pensa aux ciseaux dans sa poche mais le temps de les sortir, elle savait que la bête serait sur elle et elle n'avait pas assez de ressources pour réfléchir à une autre solution...
...la créature bondit.
La jeune femme leva les mains dans un réflexe défensif peu convaincant mais ses doigts se tordirent de manière compliquée et une énergie brutale la traversa, fut projetée au devant d'elle. L'espace se découpa en fine lamelles, un espace dans lequel la créature pénétra. Agnès ferma les yeux trop tard : elle eut le temps de voir les griffes, tendues en avant, se disperser en copeaux de l'épaisseur d'une feuille de papier puis les membres comme une pile de feuilles rouges se séparant les unes des autres. Ses paupières lui cachèrent la suite mais quand elle osa regarder à nouveau, il ne restait sur le sol qu'une vague brume rouge sur un tas de glace pilée : les stalactites qui s'étaient trouvées sur le chemin du sort. De manière incongrue, elle pensa à un milk-shake à la fraise et fut prise d'un rire nerveux. Elle continua à rire en remplissant le tonneau de cette bouillie glacée sans tenir compte du froid qui s'emparait de ses mains. Elle riait encore de manière spasmodique en traînant son chargement vers les marches...
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Mer 16 Nov 2016 - 17:01

Tour 8

Renforcement: Dévoreur de chair (généré dans le grenier).

Actions du tour:
1- Déplacement dans le vestibule.
2- Pioche: sort de protection.
3- Pioche: planque.

Pioche: instinct de survie.
Fin de round: passage à l'acte 3.


Elle ne comprit jamais où elle avait trouvé l'énergie pour hisser le tonneau plein de glace jusqu'au vestibule sans cesser pour autant de ricaner de manière insensée. La maison tremblait maintenant comme un navire au plus fort de la tempête. Arrivée sur le palier boueux, Agnès trébucha avec un cri, heurta durement du front une des racines qui se rétracta avec un mouvement de reptile en colère. Le choc la sonna quelques secondes mais l'aida à reprendre ses esprits. Elle entendait gratter sous elle avec frénésie, elle devinait par endroits que le sol se soulevait sous la poussée d'autre créatures ; au-dessus d'elle, un heurt sourd et un bruit de viande déchiquetée lui apprirent qu'une autre monstruosité avait trouvé pour l'instant de quoi festoyer en décrochant la carcasse. Pour l'instant... Elle prit quelques secondes pour rassembler ses esprits et masser machinalement ses bras douloureux puis elle s'arc-bouta à nouveau contre le tonneau et, tant bien que mal, le poussa, le tira jusqu'à la barrière du salon. La chaleur lui roussissait l’extrémité des cheveux, lui cuisait la peau. Avec un dernier effort violent, qui lui arracha un cri, elle renversa le contenu. Il y eut un intense sifflement et une épaisse vapeur s'éleva instantanément. Agnès recula en se protégeant le visage et en chancelant sur le sol marécageux agité de secousses. La barrière irradia, changea de couleur ; il n'existait pas de mots humains pour désigner certaines d'entre elles, comme si elles étaient tombées du ciel pour annoncer un nouvel âge...
« ...ou le retour d'un âge ancien. »
La jeune femme chassa la voix et concentra son attention sur le salon : la barrière s'était complètement dissipée. Contre toute attente, la pièce avait gardé l'essentiel de son aspect d'origine, si on exceptait les larges taches de sang qui devaient provenir des corps monstrueux dispersés de ci, de là. Une femme brandissant une torche se dressait au milieu du carnage, l'air haineux.
« Qu'avez-vous fait de ma barrière ? » cria-t-elle.
Agnès l'aurait volontiers embrassée tant son soulagement était grand de retrouver un être humain, peut-être même aurait-elle franchi les quelques mètres qui les séparaient pour tomber dans ses bras en pleurant si un épouvantable gémissement n'avait pas retenti dans son dos. La terreur la poussa à partir en courant mais l'instinct de survie l'emporta et elle se retourna d'un bloc pour faire face au danger. Une haute silhouette vêtue de rouge venait de surgir du sol, la face dissimulée par un crâne de cerf ensanglanté ; son poing difforme serrait un bâton noueux et elle grondait et marmonnait en se tassant un peu sur des jambes qu'on devinait puissantes et bestiales. Elle ne paraissait pas moins brutale ni moins redoutable que les précédentes, loin de là...mais il émanait d'elle une malfaisance et une horreur sans commune mesure avec ce qu'Agnès avait déjà affronté. La jeune femme recula d'un pas.
« Ha ! Voilà qui est intéressant. »
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Mer 16 Nov 2016 - 18:31

Tour 9

Renforcement: Antiques fléaux (contré par le sort de protection: 1 dégât au prêtre goule).

Actions du tour:
1- Flétrissement (combattre): échec (pion rouge).
2- Flétrissement: succès.
3- Flétrissement: succès. Mort du prêtre goule.

Fin du scénario.


Le prêtre rouge éructa une parole de haine et d'appel qui résonna contre les murs, atteignit Agnès comme un coup de poing, provoqua une sorte de frénésie sous le sol, dans les murs, dans les ombres qui s'étendirent soudain. Au milieu de ce vacarme de Géhenne, des échos de fureur et de faim, de l'univers tout entier qui semblait se fissurer il y eut un tintement incongru.
Un tout petit bruit métallique.
Agnès regarda à ses pieds. Une de ses épingles à cheveux venait de tomber sur le carrelage du seuil du salon.
Une deuxième rebondit sur le sol. Puis une troisième. Le bruit soyeux des cheveux qui se déployaient sembla étouffer les autres bruits, la cacophonie fut réduite à un murmure presque imperceptible ; une mèche rousse s'aventura devant le visage de la jeune femme comme si elle était dotée d'une vie propre. Agnès n'osa pas lever la main pour la toucher, elle jeta un coup d'oeil rapide vers la femme du salon mais le regard effaré de cette dernière ne l'aida en rien.
Le prêtre rouge voulut rugir à nouveau tout en bondissant vers Agnès mais l'aura de silence des cheveux engloutit son cri, le retourna contre lui, le renfonça dans sa gorge et il dut reculer.
« Vas-y petite, tu vas voir comme c'est agréable. »
La jeune femme leva les mains, sentit l'énergie qui la traversait à nouveau ; l'image de la créature effeuillée de manière atroce dans la cave lui revint à l'esprit. Elle ne se sentait pas capable de revivre une chose pareille, encore moins de la provoquer. Elle serra les poings, cria :
« Non ! »
L'énergie reflua, la brûla de l'intérieur.
« Idiote ! »
La créature vit l'hésitation, se rua de nouveau en avant. Agnès sentit qu'elle perdait le contrôle d'elle-même, que ses mains luttaient pour se libérer ; elle s'enfonça les ongles dans les paumes jusqu'au sang, mais elle n'avait aucun contrôle sur ses cheveux. Ils se déployèrent comme le courroux d'une sorcière, s'allongèrent avec fulgurance, saisirent le prêtre rouge en plein bond. Chacun d'entre eux devint un fil d'acier qui tranchait la chair et les os, s'enfonçait, fouillait, déchiquetait. De la créature, il ne resta en quelques secondes qu'un amas sanglant et les échos de son dernier hurlement, des échos contre des murs qui ne bougeaient plus.
Le silence. Et l'horreur d'une chevelure humide qui se rétractait, redevenait brune, reprenait sa taille et sa masse comme si de rien n'était.
« Merde ! osa finalement l'étrangère. Vous êtes qui vous ? »
Agnès tourna vers elle un regard dément.
« Je...je ne sais pas. »
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Mer 16 Nov 2016 - 21:51

Epilogue.

Elle s'appelait Lita, Lita Chandler. C'était elle qui avait sorti une Agnès hagarde et tremblante de la maison. Peut-être serait-elle restée prostrée sur le trottoir jusqu'au matin si la zélatrice n'avait pas ranimé la flamme de sa torche et ne s'était dirigée, d'un pas décidé, vers le porche de la demeure. Une petite boule de colère avait commencé à s'agiter dans la poitrine d'Agnès.
    « Où allez-vous ? » avait-elle demandé.
    Lita s'était retourné, agressive :
    « Vous avez brisé ma barrière qui devait contenir les goules à l'intérieur. Je n'ai plus d'autre choix que de brûler ce repaire maléfique jusqu'aux fondations. »
    « Non»
    « ...Non... »
    L'harmonique étrange dans la voix n'échappa pas à la zélatrice. Elle recula, méfiante, sans lâcher sa torche.
    « Vous ne comprenez pas... » commença-t-elle.
    « Je comprends. On commence par brûler des maisons. Et puis on finit par brûler des gens. C'est une idée qui me déplaît. »
« ...une idée qui me déplaît... »
    Le regard d'Agnès n'avait rien d'amène et il brillait d'une étrange lueur phosphorique. Lita céda la première, à contrecoeur. Elle abaissa la torche et l'éteignit dans une flaque.
    « C'est stupide. » grinça-t-elle entre ses dents.
    « Nous verrons. Maintenant, vous allez m'expliquer ce qui s'est passé. Quelque chose me dit que la nuit ne fait que commencer... »
                           « ...commencer... »


    Voila! Agnès finit le scénario avec quatre points d'expérience qu'elle investit immédiatement dans une statue grotesque.

    Je vous serais reconnaissant, si vous avez eu le courage d'aller au bout, de bien vouloir me dire ce que vous pensez de cette petite mise en histoire d'un scénario. J'avoue que je m'y suis accroché plus que je n'aurais cru, ce qui me fait paradoxalement hésiter à rédiger la suite: j'ai consacré un peu trop de temps à Agnès ces derniers jours et il ne faudrait pas que cela devienne une habitude.
   
    Bon jeu à tous!
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Evrachtulhu
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Mer 16 Nov 2016 - 22:00

J'ai bien aimé Smile Pas osé intervenir trop pendant la rédaction pour pas trop parasiter le récit avec trop de posts s'intercalant au milieu, mais maintenant que c'est terminé...
C'est sympathique à lire, ça donne un vrai côté RP au rapport de partie... j'aimerais bien avoir le temps de faire des trucs aussi poussés aussi. En ce moment arriver à jouer c'est déjà pas mal >_<.

Par contre tu as du te tromper au niveau des points d'expérience, j'en compte plus que 4...
- 1 pour avoir refusé de brûler la maison
- 2 pour avoir vaincu le prêtre goule
- 1 pour avoir exploré le grenier
- 2 points pour avoir terminé le scénario

ça fait 6, non ?
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Thierry
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Mer 16 Nov 2016 - 22:07

Oh purée...j'ai oublié les deux points du scénario... je plaide l'amateurisme: c'était ma troisième partie.
C'est cool: je retourne faire les course!
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Lord Iron
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Ven 18 Nov 2016 - 16:50

C'est vraiment très bien écrit, j'ai particulièrement aimé les 2 dernier tour et l'épilogue
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Lami69
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   Ven 25 Nov 2016 - 16:43

Effectivement c'est un peu la transcription de ce que l'on ressent durant une partie. La petite histoire que l'on se raconte en retournant et abattant ses cartes.
Bravo pour l'effort et très bon rendu.
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MessageSujet: Re: Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.   

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Agnès (narration longue): la nuit de la zélatrice.
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